INTRODUCTION

Depuis des milliers d’années, l’homme a su exploiter les richesses naturelles qui l’entouraient pour se nourrir et se soigner…

Sur chaque continent se sont ainsi développées différentes traditions, basées sur un savoir empirique qui s’est transmis et enrichi au fil des générations.

Aujourd’hui, en Afrique, en Chine ou en Inde, les médecines traditionnelles s’appuient toujours sur ce pouvoir des plantes. En Europe, la phytothérapie – du grec, phytos, plante, et thérapia, soins – c’est-à-dire le traitement des maladies par les plantes, a intégré cette connaissance multiséculaire aux découvertes médicales plus récentes pour proposer, soit seul soit en complément, différent traitements.

À partir du XIXème siècle, la médecine par les plantes va connaître une forte désaffection, due au développement, entre 1806 et 1888, de deux grand groupes de médicaments, isolés des végétaux : les alcaloïdes et les hétérosides.

Mais l’exemple le plus évident est sans doute celui de l’acide acétylsalicylique, remède analhésique et antipyrétique, présent naturellement dans la reine-des-près, qui allait synthétisé industriellement à partir de 1899 : c’est l’aspirine.

UNE HISTOIRE MILLÉNAIRE

L’usage thérapeutique des plantes est toujours la forme de médecine la plus répandue de par le monde ; c’est aussi la plus ancienne, puisque les premières traces d’écrits y faisant allusion apparaissent dès l’époque sumérienne (environ 3500 ans avant l’ère chrétienne). Des fouilles archéologiques effectuées sur le site de Nippour (actuellement en Irak) ont permis de mettre au jour des tablettes d’argile couvertes d’écriture cunéiforme dont l’étude témoigne d’une connaissance médicale et médicinale avancée. La découverte du papyrus Ebers (datant de 1543 environ avant J.-C.), à Louxor, dans un très bon état de conservation, atteste que les Égyptiens avaient à leur disposition un véritable traité médical : à chaque maladie décrite était attribué le traitement approprié, le plus souvent des préparations faites à partir des plantes locales.

LA PHYTOTHÉRAPIE EN PRATIQUE

Seule ou en complément adjuvant d’un traitement, la phytothérapie est indiquée dans la plupart des maladies ou des affections. Les plantes possèdent en effet un véritable pouvoir qu’il serait cependant dangereux de sous-estimer ou de considérer comme forcément bénéfique au prétexte que ce qui est naturel n’est pas nocif !

L’automédication peut être dangereuse, aussi nous vous recommandons de n’utiliser les produits que sous leurs formes codifiées (c’est-à-dire en tenant compte des recommandations d’usage) et de ne pas hésiter à consulter le médecin dès que cela s’avère nécessaire.

Consulter est d’autant plus important que la démarche du phytothérapeute par rapport à son patient est avant tout holistique (mode de vie, antécédents familiaux, etc.). En dépit de l’engouement actuel pour cette méthode thérapeutique, il importe de rester mesuré et prudent quant à la capacité de chacun à prendre en charge sa santé. Il est évident que ce domaine reste entièrement réservé à la prescription médicale.